Comment après la visite de l’ancienne demeure de cette grande dame du temps jadis, ne pas sortir admiratif et enthousiasmé par un tel personnage…
Son talent d’écrivain, sa vie marginale sa désinvolture face à la société de l’époque laisse songeur !
Qui n’a pu être, ou l’être encore, attiré par Amantine Aurore Lucile Dupin cette femme intelligente, belle, brillante adulée, initiatrice des choses modernes, des modes des temps venus, même si elle se faisait appeler George…
Comment résister dans sa maison les yeux écarquillés au doux désir de la voir lentement descendre le grand escalier de Nohant, s’appuyant d’une main légère sur la rampe en fer forgé, sa longue jupe trainant en cascade sur les marches en pierre, venir à la rencontre de l’être cher du moment !
Rêve éveillé, en traversant la chambre bleue qui connut ses amours, ses chagrins, son bureau d’où sortirent tant de sublimes écrits, la chambre de Chopin dont les murs transpirent encore de sa musique…
Comment ne pas imaginer Amantine l’été dans son vaste jardin cueillant une rose…
Si l’on est un tant soit peu romantique, sensible ou poète, peut-on sortir intact du domaine de George Sand ?
Les jours qui suivent une visite à Nohant sont encore des moments magiques et nostalgiques…
Avec un siècle et demi de retard et même plus,
J’ose l’avouer… George je vous aime !
A.A Lavoye du Vivier